Succès du premier tir du MICA NG depuis un avion Rafale

26 Jun 2025

Solutions

Le jeudi 19 juin 2025, les équipes de MBDA, de la Direction Générale de l’Armement (DGA), de Dassault Aviation et de l’Armée de l’Air et de l’Espace, ont réalisé avec succès le premier tir de développement du missile air-air MICA NG (Missile d’Interception, de Combat et d’Auto-défense de Nouvelle Génération) depuis un avion de combat Rafale sur le site Méditerranée DGA-Essais de Missiles. Ce premier tir autoguidé face à une cible d’exercice contribue à la validation des différentes chaînes fonctionnelles du missile dans sa version infrarouge, et marque une étape majeure dans le développement du missile, démarré fin 2018.     

Un missile multi-mission pour répondre à l’évolution des menaces

Le MICA NG bénéficie de toute l’expertise de MBDA capitalisée dans le cadre du programme du MICA, afin de développer un missile multi-mission de nouvelle génération. Il offre une souplesse tactique inégalée permettant de répondre aux exigences opérationnelles des forces armées pour faire face aux nouvelles menaces aériennes.

Le MICA NG remplacera les missiles MICA en apportant des capacités améliorées d’interception à moyenne distance, de combat rapproché et d'autoprotection des avions de combat Rafale, aux standards actuels et futurs, de l'armée de l'Air et de l'Espace et de la Marine nationale, leur garantissant la supériorité aérienne. Dans sa version sol-air, le VL MICA NG procurera une capacité d’autodéfense des navires et des zones d’intérêts terrestres, comme la protection de bases militaires ou d’évènements particuliers.

Grâce à la capacité d’innovation de MBDA, le MICA NG embarque des nouvelles technologies lui permettant de traiter un spectre de menaces élargi. En plus des cibles habituellement couvertes par les missiles air-air (avions, hélicoptères), le MICA NG étend ses capacités aux cibles caractérisées par des signatures infrarouge et électromagnétique très réduites comme les drones, les chasseurs discrets ou furtifs, jusqu’à certains missiles de croisière fortement manœuvrants.
 

Des caractéristiques améliorées pour le combat aérien moderne

Le MICA NG offrira une augmentation significative de la portée du missile ainsi qu’une plus grande maneouvrabilité, grâce à un nouveau propulseur à double impulsion.    

De plus, afin d’optimiser la disponibilité des matériels pour les forces et assurer un maintien en condition opérationnelle optimisé, l’architecture mécanique du MICA NG permettra d’augmenter la durée de vie du missile en emport sous avion. Des capteurs internes permettront de suivre l’état de santé de la munition tout au long de sa vie. Ces évolutions contribueront à simplifier significativement la maintenance nécessaire et à réduire les coûts de possession de l’arme.    

Enfin, le MICA NG perpétue le concept unique du MICA avec le développement de deux versions. L’une disposant d’un nouvel autodirecteur infrarouge à base de capteur matriciel offrant des capacités de calcul et une sensibilité accrues aux cibles de très faible signature infrarouge. L’autre équipée d’un nouvel autodirecteur électromagnétique avec antenne à émetteurs modulaires actifs (AESA) permettant des détections plus performantes.     

Le MICA NG est ainsi profondément renouvelé dans sa conception, tout en conservant les caractéristiques physiques, électriques et aérodynamiques qui font le succès et les qualités du MICA, afin de réduire les travaux d’intégration aux plates-formes et lanceurs existants. Quelle que soit la situation, le MICA NG fournit la solution la plus adaptée aux besoins des forces en permettant au Rafale de traiter tous les types de cibles.    

Les prochains tirs permettront de valider les pleines capacités du MICA NG, dans ses deux versions, avec des configurations, des vitesses, des altitudes différentes démontrant sa polyvalence.

Avec le MICA NG, MBDA propose un système d’arme souverain adapté au contexte de haute intensité, s’appuyant sur un savoir-faire reconnu par les forces armées et répondant aux évolutions du champ de bataille. Les premières munitions seront livrées d’ici la fin de la décennie afin de renforcer les capacités de supériorité aérienne des forces armées françaises.